Wolfenstein 3-D est enfin disponible en Allemagne

Enfin ! 27 ans après sa sortie dans le reste de l’Europe, Wolfenstein 3-D peut également être acheté légalement en Allemagne !

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Comme rapporté dans cette nouvelle sur la sortie de Wolfenstein: Youngblood, le procureur général d’Allemagne a remis en cause en 2018 la règle interdisant toute représentation des symboles du Troisième Reich dans les jeux vidéo, alors qu’elle est permise dans d’autres formes d’art comme le cinéma (voyez la publication complète pour plus de détails). Et peu après, la commission de notation USK en Allemagne a annoncé qu’elle examinerait chaque jeu au cas par cas, avec une plus grande ouverture d’esprit, vu que la classification d’âge est apparue en 2003, et permet d’éviter que des enfants soient exposés à de telles images. Cette semaine, l’interdit posé sur Wolfenstein 3-D en 1998 a été levé, permettant ainsi au jeu d’être vendu également en Allemagne.

John Carmack est récompensé pour son travail sur la réalité virtuelle… juste avant de quitter Oculus !

Lundi passé, John Carmack a été récompensé par un « Lifetime Achievement Award » (prix d’honneur pour sa carrière) aux VR Awards, et dans la vidéo de son discours de réception du prix, il se plaignait de la lenteur des évolutions dans le domaine de la réalité virtuelle, sachant qu’il y a encore beaucoup à faire dans ce domaine…

… mais ce ne sera pas lui qui implémentera sa longue liste de tâches à faire, vu qu’il vient d’annoncer aujourd’hui qu’il quittait Oculus, passant d’un travail de directeur technique à plein temps (depuis 2013 et son départ d’id Software) à un rôle de « directeur technique consultant » pour la société. Il va dorénavant travailler en recherche dans le domaine de l' »Artifical General Intelligence« , c’est-à-dire l’intelligence artificielle avec une forme de véritable réflexion et apprentissage.

Starting this week, I’m moving to a "Consulting CTO” position with Oculus.I will still have a voice in the development…

Posted by John Carmack on Wednesday, November 13, 2019

 

À noter qu’il parlait déjà de son intérêt dans ce domaine dans ce long et très intéressant entretien de 2 heures et demi avec Joe Rogan en août dernier, à propos de son travail passé et futur, avec de longues parties à propos de la réalité virtuelle et d’id Software (sous-titres automatiques et traduisibles disponibles) :

On peut être sûr qu’avec l’intelligence de John Carmack, ce domaine pourrait évoluer plus rapidement dans les prochaines années !

Mise à jour 1.0.7 pour Wolfenstein: Youngblood avec du nouveau contenu

Bethesda et MachineGames ont publié le patch 1.0.7 pour Wolfenstein: Youngblood avec du nouveau contenu pour le jeu : une nouvelle mission nommée « Chasse au trésor » dans une cache secrète de la Da’at Yichud à Paris, de nouveaux ennemis, de nouvelles aptitudes et signaux, et de nouvelles apparences pour les soeurs jumelles ; vous pouvez voir les détails de cette mise à jour sur cette page du blog de Bethesda. Elle est déjà disponible sur PC, XBox One et PS4, et arrivera bientôt sur Nintendo Switch.

Bobby Prince attaque Gearbox and Valve à propos de la musique de Duke Nukem

Le compositeur des légendaires musiques de Wolfenstein 3-D, Doom et Duke Nukem 3-D a lancé une procédure judiciaire contre Gearbox et son PDG Randy Pitchford, ainsi que contre Valve (pour Steam), car ils auraient utilisé la musique qu’il a composée pour le jeu « Duke Nukem 3D: 20th Anniversary World Tour edition » sans lui demander sa permission ni même le payer ! Selon PC Gamer :

Dans un document soumis à la cour du district est du Tennessee, les représentants de Bobby Prince ont décrit comment 16 morceaux de musique qu’il a écrits ont été utilisés dans le jeu Duke Nukem 3D en 1996 suite à un accord avec le développeur Apogee. « Apogee avait des droits limités pour l’utilisation de la musique de Mr Prince, en échange de 1$ par unité vendue pour ses droits d’auteur », selon eux. Prince avait effectivement enregistré ses droits d’auteur pour ces chansons.

Gearbox Software a acquis certains droits des jeux Duke Nukem à Apogee en 2010. Prince affirme que la société a utilisé la musique de Duke Nukem 3D: 20th Anniversary World Tour, la mise à jour de 2016 du jeu de tir, sans son autorisation. « Les fichiers musicaux de Duke Nukem 3D World Tour incluent du texte précisant clairement que Mr Prince possède les droits d’auteur de la musique, et a réservé tous les droits pour l’utilisation de cette musique », spécifie le document de la cour. « Et pourtant, Gearbox a incorporé cette musique au jeu sans avoir jamais contacté Mr Prince et sans avoir respecté les droits clairement définis dans ces fichiers. »

De plus, Prince a affirmé qu’il a contacté Randy Pitchford pour lui demander des royalties pour la musique dans la version 2016 du jeu, et qu’on lui a répondu que cela « serait traité », sans jamais recevoir le moindre argent. Pitchford a également « refusé de supprimer la musique du jeu », affirment les représentants de Mr Prince.

Prince a affirmé avoir également contacté Valve à propos de la distribution du jeu sur Steam. « Valve a ignoré une demande de retrait, renonçant ainsi à toute immunité selon le Digital Millennium Copyright Act, en continuant à distribuer des copies frauduleuses de la musique tout en sachant que Mr Prince avait la propriété des droits d’auteur de cette musique », raconte le document.

Gearbox Software, Gearbox Publishing, Randy Pitchford et Valve ont reçu 21 jours pour répondre à ces demandes.

Gearbox et Valve n’ont pas encore répondu à cette plainte, mais Pitchford a récemment conclu une entente pour une autre plainte judiciaire provenant de l’un de ses anciens avocats pour une utilisation frauduleuse des fonds de sa société…

Bobby Prince en 1992

De son côté, et même s’il s’est retiré du métier de compositeur de musique de jeux vidéo depuis des années (Wrack étant le dernier jeu sur lequel il a travaillé en 2014), Bobby publie toujours régulièrement des articles sur son blog à propos de musique et d’autres choses, et surtout sur des histoires de sa carrière dans le développement de grands jeux vidéo. Il s’est battu contre un cancer il y a quelques années, et a reçu de l’aide de beaucoup de personnes grâce à du financement caricatif en ligne, et a été soigné avec succès.

 

Une série télé sur Masters of Doom est en préparation

Le livre « Masters of Doom » (traduit en « Les Maitres du Jeu Vidéo » en Français), qui raconte l’histoire de John Carmack et John Romero jusqu’à la fondation de id Software et la création de jeux légendaires comme Wolfenstein 3-D, Doom et Quake, fera l’objet d’une adaptation en série télé par USA Network (Mr Robot, Suits, The Purge, …), avec un épisode pilote qui sera bientôt mis en production. La distribution est composée de Eduardo Franco (Booksmart) en  John Romero, et Patrick Gibson (The OA) sous les traits de John Carmack.

La distribution comprendra également Jane Ackermann (Neptune) en tant que Hannah Romero, la première épouse de John Romero, John Karna (Scream: The TV Series) en Tom Hall,  Peter Friedman (Succession) en tant que Al Vekovius, le patron de Softdisk, qui a recruté tous ces génies durant les années 80 avant qu’ils ne partent et créent id Software, et Siobhan Williams (Deadly Class) en tant que Stevie Case, une célèbre joueuse pro qui a également été la petite amie de John Romero dans les années 90.

Tom Hall a réagit à cette annonce à sa manière !

Stevie Case également ! (ainsi que son interprète)

Ainsi que le créateur du livre :

… pendant que John Romero célébrait l’anniversaire de Spear of Destiny (27 ans !) et admirait ses propres portraits en Ukraine ! ^^

… et que John Carmack faisait des conférences techiques sur le casque VR d’Oculus…

 

 

 

 

Deux anciens développeurs de MachineGames developers fondent leur nouveau studio

Deux anciens artistes techniques ayant travaillé sur des jeux Wolfenstein, Michael Paixao et Joel Jonsson, ont ouvert leur propre studio de développement de jeux vidéo nommé Bad Yolk Games à Uppsala en Suède (comme MachineGames), selon Game Industry Biz, après des conflits en justice contre le propriétaire de leur ancien employeur, ZeniMax Media. Ils mettent en avant un environnement de travail plus sain pour les employés, contrairement à MachineGames où, selon eux, la culture du « crunch » et des heures supplémentaires était commune. Paixao avait précédemment travaillé chez Ubisoft Massive sur The Division, où la culture du crunch était assez similaire (contrairement à Ubisoft Montréal où je travaille, et où le crunch est beaucoup moins fréquent). On verra si ces beaux principes résisteront à la réalité des petits studios avec les plannings et budgets serrés…

Le premier projet développé avec le moteur Unreal Engine 4 et Houdini (pour les animations 3D) a été dévoilé à la GamesCom : Main Assembly. Il est déjà disponible sur Steam Early Access. Voici la bande-annonce du jeu :

Anniversaire de Wolfenstein et mises à jour de Youngblood

Bethesda a publié le patch 1.0.3 de Wolfenstein: Youngblood au début du mois avec des améliorations et des corrections de plantages, et le patch 1.0.4 a été publié il y a quelques jours, avec la possibilité d’enfin mettre en pause le jeu en mode solo !

Notez que le patch suivant, le 1.0.5, va ajouter des points de sauvegarde supplémentaires, et des ajustements sur la difficulté du jeu, notamment pour le boss final du jeu, bien trop difficile ! Le support du ray-tracing pour les cartes Geforce RTX va être activé dans un prochain patch.
Mise à jour : le patch est sorti aujourd’hui (le 28 août), voici les informations sur cette mise à jour.

Et cette semaine, nous célébrons un anniversaire : il y a dix ans sortait le jeu Wolfenstein de Raven et id Software ! Une décennie avant Youngblood, ce jeu était la première tentative de faire de Wolfenstein un jeu en monde ouvert, avec un hub et des missions à compléter… Il emmenait BJ dans des dimensions alternatives comme le Voile, où il pouvait utiliser des pouvoirs spéciaux pour se débarrasser de ses ennemis, tout en se battant contre des créatures qui puisaient leur puissance de cette dimension. La bataille finale contre le boss de fin Hans Grosse était également mémorable ! Voici la bande-annonce de lancement du jeu :

De nouveaux tests de Wolfenstein: Youngblood

Une semaine après le lancement du jeu, de nouveaux tests ont été publiés. Le score MetaCritic a atteint des valeurs assez faibles: 71% sur PC, 64% sur PS4, 68% sur XBox One et 65% sur Nintendo Switch, et le score sur OpenCritic est à 67% sur toutes les plateformes. C’est même pire pour Wolfenstein: Cyberpilot, avec un score MetaCritic de 54% sur PC et 51% sur PS4, et un score de 49% sur OpenCritic, ce qui en fait le pire jeu Wolfenstein jamais sorti.

Par exemple, XBoxygen est assez sévère avec le jeu :

Sur le papier, Wolfenstein Youngblood avait tout pour séduire. Malheureusement, le titre ne va pas au bout de ses idées, souffre d’à peu près tous les symptômes du monde “ouvert” et la collaboration avec Arkane Studio n’apporte pas non plus énormément de choses. Pire encore, le ton est à côté de la plaque, avec des dialogues malaisants et des punchlines souvent flinguées bien loin des deux “premiers” opus. La finition globale laisse également grandement à désirer. Alors oui, il reste un gunplay efficace, mais si ce n’est que ça, autant se refaire The New Colossus !

PXL BBQ est plus positif :

Difficile de voir Wolfenstein Youngblood autrement que comme un spin-of, de qualité certes, mais éloigné de ce qui faisait la force de la série. On apprécie les environnements travaillés mais un peu génériques de Paris, l’évolution des personnages, les fusillades très jouissives et les personnages charismatiques à la pelle, mais tout cela est dilué dans un hub à missions annexes obligatoires et peu digestes. Néanmoins, si vous désirez vous lancer dans des missions en coopération avec un pote, Wolfenstein Youngblood est très efficace !

JVFrance ajoute :

Wolfenstein: Youngblood est l’opus apportant un véritable vent de fraîcheur à la licence. Tout en reprenant certains codes des anciens titres, MassiveGames et Arkane Studio parviennent tout de même à apporter leur patte avec notamment des mécanismes de type RPG, moins de linéarité, plus d’exploration et surtout le mode coopératif. Malgré quelques problèmes rencontrés au niveau de la technique, ce nouvel opus s’avère relativement satisfaisant et d’un bon rapport qualité/prix. Il saura convaincre les joueurs amateurs de la licence et ceux désirant se plonger dans une nouvelle aventure accompagnée de son meilleur binôme.

Voici un test vidéo de ActuGaming qui résume pas mal de choses :

Premiers tests de Wolfenstein: Youngblood et Cyberpilot VR

Les jeux sont sortis jeudi et vendredi passés, et ont été testés par la plupart des grands sites de jeux vidéo.

Avec un score moyen de 72 % sur PS4 et 76 % sur PC sur MetaCritic (avec les scores pour les autres consoles toujours en attente), et 75% sur OpenCritic, Wolfenstein: Youngblood a fait une performance moins bonne que celle de Wolfenstein 2, mais a quand même des scores honorables.

Voici quelques extraits de ces tests :

JeuxActu a beaucoup apprécié l’univers et le monde créé par MachineGames et Arkanes Studios :

Disposant toujours de l’ambiance déjantée de la série, Wolfenstein : Youngblood propose une aventure intégralement coopérative en plein cœur de la capitale française. Grâce au travail d’Arkane Lyon, Paris est superbement modélisée avec ses bâtiments haussmanniens et ses bouches de métro art-déco parsemées de monolithes de béton du Reich. Le jeu bénéficie d’une I.A. vraiment correcte en cas d’absence d’un partenaire […] Avec son gameplay bourrin, ses litres de ketchup et ses multiples références aux années 80, Wolfenstein : Youngblood est l’un des meilleurs FPS coopératifs de ces dernières années.

De son côté, JeuxVideo.com est un peu moins convaincu par certains éléments du jeu :

Wolfenstein Youngblood est un hybride inégal oscillant constamment entre une bonne idée (souvent non aboutie) et des errances rendant sa construction maladroite et souvent redondante. Reste que l’ADN de la série est là, que les gunfights sont nerveux (bien que parfois initialement longs) et que tout ce qui faisait la force des deux précédents volets (sound-design, DA) se retrouve à nouveau dans ce stand alone.

NoFrag est également partagé sur le jeu, mais aime l’expérience :

Wolfenstein: Youngblood reste un spin-off, son histoire est inepte, il est techniquement similaire à l’opus précédent de la série et l’IA est débile. Toutefois, voir un Wolfenstein mettant de côté l’aspect narratif pour s’orienter purement vers le gameplay est réellement satisfaisant. Il offre des combats plaisants et explosifs, un système coop’ bien pensé et des niveaux beaucoup plus ouverts et intelligents que ses prédécesseurs

Voici le vidéo-test de JeuxVideos.com :

 

Wolfenstein: CyberPilot VR est également sorti le même jour, et ses scores sont moins bons, avec une moyenne de 59 % sur PS4 sur MetaCritic, et un score temporaire de 57% sur PC, et même 55% sur OpenCritic, ce qui représente le premier vrai échec pour MachineGames.

Par exemple, Le Soir est mitigé sur l’expérience, qu’ils trouvent agréable, mais pas assez aboutie :

Il ressort de cette expérience une drôle de sensation. Certes, on est bien dans un jeu Wolfenstein, l’univers est là, le scénario reste efficace et on vient même à apprécier le principe, mais le jeu manque cruellement de piquant et de profondeur. Le fun qui s’en dégage reste également très modéré.

Trop souvent, on aura l’impression d’avancer sur des rails en massacrant à la volée des dizaines d’ennemis. Pour essayer de garder l’attention du joueur, Arkane Studios a tenté de varier un peu les séquences de jeu en ajoutant ça et là quelques petites énigmes et mini-jeux. Le mélange fonctionne, mais il n’y pas de quoi crier au génie.

C’est un fait, Cyberpilot donne la très désagréable sensation de jouer à un jeu pas assez ambitieux. Le jeu ne pouvait certes pas s’offrir un budget aussi confortable que Youngblood, mais on aurait tout de même aimé un titre à la grandeur de la franchise.

De leur côté, VRRoom avoue avoir apprécié l’expérience, mais garde un goût de trop peu :

Ce petit moment avec Wolfenstein Cyberpilot aux commandes de ce Panzerhund nous a bien amusés même si la puissance de feu et le blindage de l’engin nous ont plus offert une promenade de santé destructrice qu’un réel challenge. Certes, ce n’est qu’une démo visant à faire découvrir le concept, mais nous aurions aimé un peu plus de difficulté.

Voici le test vidéo de VTRium :